Vous
retrouvez ci-dessous des extraits de mon intervention lors du Conseil municipal du mercredi 03 février. Un conseil municipal
principalement marqué par le débat d'orientations budgétaires 2010. Les principaux groupes politiques se sont exprimés: le groupe socialiste
(par la voix de David GRZYB), le groupe UMP (Louis Sayn-Urpar) et le groupe "Vive Arles! (Nicolas KOUKAS). Bonne lecture...
"Le débat d’orientations budgétaires pour
l’année qui vient est toujours l’occasion de discuter de la stratégie et des orientations proposées par une municipalité.
Mais c’est aussi le moment de parler de la situation économique et financière dans
laquelle on se trouve tant du point de vue municipal que national. Le contexte national pesant à l’évidence sur les marges de manœuvre d’une collectivité locale.
Trois axes traversent et caractérisent le D.O.B 2010 parce qu’ils ont eu, ont et
auront un impact INCONTESTABLE sur les politiques communales, mais aussi les instances politiques départementales et régionales, avec lesquelles nous travaillons en étroite
collaboration
- 1er axe : La crise financière (...)et ses conséquences pour de nombreux ménages arlésiens
- 2e axe : Les politiques menées par la droite (et (...)notamment la réforme des collectivités territoriales)
- 3e axe : la refonte globale de la fiscalité (...), tournée exclusivement vers une décentralisation du capital (suppression de la TP, bouclier
fiscal…)
(...).L’Etat doit cesser de considérer les collectivités locales comme financeurs de
ses propres déficits. On nous dit que cette réforme des collectivités locales est faite uniquement pour moderniser et simplifier nos institutions et pire on nous dit aussi que les élus, vous et
moi, on coûtent trop cher ! Mais quel mépris à l'égard de tous les élus de la République! (...). Face à cette réforme, ce n’est pas de résignation dont nous avons besoin, c’est de
combativité. La preuve : la mobilisation du 28 janvier devant la Préfecture des Bouches du Rhône, où de nombreux maires et élus du Département de toutes tendances étaient présents
(...).
Alors faire un tel constat c’est en même temps vouloir porter un autre regard sur
la société, sur notre commune ainsi que sur les politiques publiques à mettre en œuvre. Il nous faut donc parler des projets en réponses aux attentes des populations. Il faut donc s'accrocher et tenir bon!. Tenir bon, c’est tenir nos 3 engagements envers les Arlésiens
- 1.
Accroître la solidarité au sein de notre ville
- 2.
Mettre la vie quotidienne des Arlésiens au cœur de nos priorités
- 3.
Préparer l’avenir de notre ville
Ces 3 engagements sont au rendez-vous des orientations budgétaires présentées ce
soir.
1. la solidarité tout
d’abord
Car la crise qui touche notre ville, nous oblige à protéger les arlésiens les plus
modestes et les classes moyennes.
----une solidarité territoriale que l’on habite
Salin ou Barriol. Nombreux sont les projets présentés dans le document d’orientations budgétaires qui concernent les villages, hameaux et quartiers d’Arles.
----une aide aux associations. Les associations,
si présentes à Arles oeuvrent dans tous les domaines et pallient les absences de l’Etat dans de nombreux domaines, comme l’aide aux personnes exclues du marché du travail. Elles méritent un
soutien tout particulier.
---- la police
municipale. Le droit à la sécurité fait partie des droits fondamentaux. La création de la Police municipale était un engagement de campagne en 2008. Elle trouvera sa réalisation cette
année.
--- la sécurité des
arlésiens= C'est une véritable défi puisqu’il faudra négocier avec l’Etat notre PPRI (plan de prévention des risques d’inondations) qui sera décidée pour 3 ans. Ce point est important
quand on sait que près de 80% du territoire de notre commune est
inondable. Et cela touche forcément plusieurs projets comme la
digue nord, le dossier des minimes, le lotiseement Mas Thibert (200 logements prévus), la Communauté d’Agglomération (A.C.C.M.) qui a racheté à Salin de Giraud un terrain vendu par Solvay de 4,6 ha (projet
camping) (...).
---- les politiques d’aide envers l’enfance, les personnes âgées,
les handicapés, grâce à l’action du CCAS, notamment (...).
2. la vie
quotidienne des Arlésiens ensuite.
Bien sur, nous aurons une vision détaillée des réalisations prévues lors de la
présentation du budget primitif pour 2010, mais d’ores et déjà, les orientations contenues dans ce document nous satisfont. Les travaux réalisés en ce moment même en divers points du centre-ville (Place Voltaire, rue de la Calade) illustrent notre
volonté d’améliorer le quotidien de nos concitoyens. Cette année,
la Politique globale des déplacements avancera encore, afin de favoriser les modes doux de circulations.
Arles est une ville rayonnante sur le plan culturel. Cette action politique, qui est
visible toute l’année, est bénéfique à l’ensemble des Arlésiens (...).
Je pourrai parler aussi de la poursuite du financement d’équipements publics, la
création de nouvelles espaces verts, les mesures pour améliorer la propreté de notre ville...
3. La préparation de l’avenir
Je veux tout particulièrement saluer ici l’effort annoncé en faveur de la création
d’entreprises, des ateliers SNCF, mais aussi de la réflexion qui sera menée sur Trinquetaille en 2010. Ce projet sur Trinquetaille est tout aussi important que les ateliers SCNF
(...). Avec mon collègue David GRZYB, nous allons lancé la concertation en 2010. Une assistance à maitrise d'ouvrage (A.M.O.) sera mise en place afin de lancer l'étude er d'avoir une
vision d'ensemble (...).
La tenue de tous ces
engagements nécessite non seulement des recettes mais aussi une maîtrise accrue de la gestion des deniers municipaux. Car contrairement à l’Etat (nous pourrions parler du projet de loi de Finance 2010 du Gouvernement, déficit plus
que triplé depuis 2007 (...) une dette qui atteindra 84% du PIB l’an prochain soit 20 points de plus que lors de l’entrée en fonction de Nicolas SARKOZY, un Etat obligé d’emprunter pour
payer les intérêts générés par sa dette, bref un Etat qui a perdu la maîtrise totale des comptes publics et qui du coup veut répercuter sa dette sur les collectivités) nous REDUISONS
NOTRE ENDETTEMENT. Nous aurions pu remonter aux années 1990
et la différence aurait été encore plus marquée. La dette par
habitant s’élève à 1.961€ en 2009 contre 2.185€ en 2000.
Dans un contexte de ressources de plus en plus rares, il nous faut en effet mesurer la
pertinence et l’efficacité des moyens mobilisés pour répondre aux besoins des Arlésiens (contenir l’augmentation de la masse salariale, (...), ne pas augmenter les impôts ni les taxes en 2010 (...).
Pour les élus du groupe « Vive ARLES ! », le budget 2010 doit être un budget de respect et de poursuite des
engagements pris et un budget de projection vers une nouvelle étape pour un avenir de progrès social et humain sur le territoire arlésien".
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