DEVOIR DE MEMOIRE

Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 11:55

Henri MORAND est décédé à l'âge de 96 ansVous retrouverez ci-dessous mon intervention lors du Conseil municipal du 15 décembre, rendant hommage à l'ancien instituteur, l'ancien résistant et l'ancien sous-préfêt d'Arles. Henri m'avait beaucoup aidé lors de mon année de Maîtrise en 1997. C'était un grand Monsieur et je ne l'oublierai pas.......

 

"Monsieur le Maire,

Mesdames et Messieurs les élus

Permettez-moi de dire quelques mots après l'annonce de la disparition d'Henri MORAND

Henri MORAND est né le 26 février 1914.

Après avoir suivi des études à l'école normale d'Aix en Provence, il est nommé instituteur à Fontvieille en avril 1937. Et c'est au lendemain des grèves de novembre 1938, qu'il adhère au P.C.F.(parti communiste français).

En février 1939, il s'occupe de l'accueil des réfugiés espagnols dans la région d'Arles. Il est chargé de les héberger pour leur éviter la prison. C'est dans sa voiture (une 6CV Fiat) qu'il effectue le trajet entre Salin de Giraud (lieu de réfugiés) et Arles.

Il se marie en juillet avec Paule DUBOIS, qui était également engagée dans la lutte antifasciste.

Mobilisé le 03 septembre 1939, Henri MORAND est affecté au 173ème régiment d'artillerie  lourde à longue portée. Quelques semaines plus tard, il est éloigné de la zone de combat pour "activité communiste".

A son retour, il est alors confronté aux révocations dont son l'objet nombreux de ses camarades. Il reprend alors ses activités/

Il est nommé à l'école des métiers "Louis Pasquet". Il est très vite contacté pour réorganiser le Parti communiste. Après une longue et sérieuse discussion avec sa femme, il accepte cette proposition.

Et c'est en septembre 1941, qu'a lieu son 1er rendez-vous clandestin, place Lamartine.

Il met alors rapidement sur pied une équipe, très cloisonnée selon le système très cloisonné du "triangle", indispensable pour la survie du groupe.

En février 1943, il est chargé de mettre sur pied sur tout l'arrondissement d'Arles, un nouvel organisme, le "Front National" (qui avait une toute autre signification et composition que le nom du parti d'extrême droite d'aujourd'hui!).

Les tracts se multiplient, les graffitis sont dessinés sur les murs de la ville, des sabotages sont menés.

Il s'attache ensuite à unifier la résistance arlésienne. Et le 06 février 1944, il participe à la 1ère réunion clandestine du Comité local de libération d'Arles. Cette réunion se tient au 16 de la rue Lagoy, dans la quartier de la Roquette.

Au lendemain de la libération, il est nommé Sous-Préfet d'Arles.

Avec la disparition d'Henri MORAND, qui m'avait beaucoup aidé lors de mes recherches universitaires, et dont j'appréciais sa simplicité et sa discrétion, c'est l'un des derniers témoins arlésiens de la seconde guerre mondiale qui nous quitte. Et c'est aussi une page de l'Histoire du XXème siècle arlésienne qui se tourne..."

 

 

 

Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : DEVOIR DE MEMOIRE
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Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 18:35

harkis

 

Comme chaque année, j'assisterai au côté du Maire d'Arles, aux traditionnelles cérémonies de commémoration organisées à l'occasion du 92e anniversaire de l'Armistice de 1918.
 
Ces cérémonies sont prévues ce jeudi 11 novembre :

à 9h15 à Raphèle

à 14h45 à Mas-Thibert

à 15h45 au Sambuc

à 16h30 à Salin-de-Giraud.

 

A Arles, le rendez-vous est fixé à 10h15 sur la place de la République.
Le 25e Régiment du génie de l'air (RGA) d'Istres, parrainé à la Ville d'Arles depuis mars 2009, participera à ces cérémonies.


Les élèves de l'école Saint Vincent de Paul déposeront une gerbe au côté des autorités officielles. Et les élèves de l'école de musique d'Arles interprèteront l'hymne national.

Pour ne jamais oublier cette 1ère guerre mondiale...

Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : DEVOIR DE MEMOIRE
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Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 12:00

De-gaulle-radio-BBC-during-WAR

 

Il y a quarante ans, le "chêne" est tombé. 2010 est une année De GAULLE : sa naissance, son appel du 18 juin et sa disparition sont l’occasion de commémorations. Mais que reste-t-il du gaullisme aujourd’hui au moment où Nicolas SARKOZY remet en cause les mesures prises entre 1945 et 1953 par le Conseil National de la Résistance?


A l'occasion du 40ème anniversaire de sa mort, une cérémonie commémorative est organisée ce mardi 09 novembre à 18h, sur l'esplanade Charles de GAULLE, boulevard des Lices.


Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : DEVOIR DE MEMOIRE
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Dimanche 22 août 2010 7 22 /08 /Août /2010 20:47

L'IMAGE DU WEEK-END

 

Les traditionnelles cérémonies de la libération de la ville se sont déroulées ce dimanche 22 août en présence de nombreuses personnalités civiles et militaires.

Le Président de la Région et député d'Arles était présent, tout comme le Maire d'Arles et de nombreux élus.

 

22.08.2010.jpg

Photo: Patrick MERCIER

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Vendredi 20 août 2010 5 20 /08 /Août /2010 11:33

   Les cérémonies de la libération de la ville débuteront ce dimanche 22 août à 18h dans la salle des pas perdus de l'Hôtel de Ville.  1944.jpg

La ville d'Arles a énormément souffert des bombardements

113 morts, des centaines de blessés, 420 immeubles détruits, 736 immeubles devenus inhabitables et 1120 endommagés. Le bilan de ces bombardements est lourd. Ils ont bouleversé totalement les moyens de communication et de transport de l'ennemi, préparant ainsi le terrain aux résistants, qui ont appris le débarquement sur les côtes varoises, le 15 août 1944 (Photo: fonds privé).

Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : DEVOIR DE MEMOIRE
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 21:13

 

Vous retrouvez ci-dessous des extraits du discours que j'ai prononcé ce mercredi 16 juin lors des obsèques de Cyprien PILLIOL. Une cérémonie où de très nombreux arlésiens avaient fait le déplacement...

obseques_cyprien_pilliol_m.jpg

Photo: Nicolas VALORI / La Provence

 

 (...).J'ai rencontré pour la première fois Cyprien en 1996. J'avais 21ans.

J'étais alors étudiant en histoire et j'effectuais mon mémoire de maitrise sur « la résistance et la déportation à Arles ».

Cyprien  m'a alors très gentiment ouvert sa porte. Et je me rappelle de ses 1er mots qu’il m’a dit  en me regardant dans les yeux: « Nicolas, je voudrais que tu me tutoies car à partir d’aujourd’hui nous allons être amené à nous rencontrer très souvent ». Vous pouvez imaginer quelle fut ma réaction. Faite à la fois de surprise et de retenue.

Je lui alors expliqué que j’effectuais un travail universitaire et que j’avais besoin de rencontrer d’anciens résistants et déportés.

 Cyprien s’est alors démené et il m’a permis des femmes et des hommes aux parcours exceptionnels : Charles Barontini, Henri Morand, Georgette Méliani (décédée il y a quelques jours),  Colette Laffineur, Marcel Rault …. La liste serait trop longue.

Ces rencontres ont bouleversé mon existence de jeune adulte.

Elles ont également joué un rôle important dans mon engagement politique.

 

Tout au long de mon année d’étude, Cyprien a tenu à m’accompagner.

Je peux dire qu’une vraie complicité s’est nouée entre nous. Une complicité qui s’est, quelques années plus tard, retrouvée au sein de la section d’Arles du parti communiste français (PCF). Le parti communiste auquel il avait adhéré en 1937 et auquel il restera fidèle jusqu’à la fin de sa vie.

Il avait donc adhéré en 1937, l’année où il épouse Odette, en pleine période du Front Populaire. En 1938, tous deux instituteurs, ils sont nommés à Arles.

C’est le début d’une longue complicité avec cette ville qu’il aimait tant ainsi qu'avec son parti.

 

Et quelques années plus tard, à l’aube de la seconde guerre mondiale, quand le moment arriva de défendre concrètement, physiquement, ses idéaux et sa ville, Cyprien ne tergiversa pas. Il va agir.

 > Il agira quand la République Espagnole sera menacée par Franco. Aux côtés de Rosette REBOUL et Georgette MELIANI, il collectera des fonds pour les républicains espagnols sur la place Portagnel 

 > Il le fera dès que le Maréchal PETAIN prendre le pouvoir

 > Et il fera aussi quand la ville d’Arles, sa ville d’Arles, sera envahie par les nazis.

Il s’engagera alors pleinement dans la résistance.

Cyprien est un Homme qui sait, lorsque ses fondamentaux sont attaqués, qu’il faut se lever pour dire « non » et qu’il faut tout tenter pour que les valeurs qu’il défend reprennent leur place. Il va donc se battre d’abord contre Vichy, et tout ce que ce Régime pouvait représenter. Il se battra à partir de  novembre 1942 contre l’occupation allemande.

Avec ses camarades de la section d’Arles du PCF, il va organiser la vie clandestine du parti communiste.

Les premières années ce sont les tracts qui sont distribués sur toute notre commune.

Mais très vite, une vie clandestine se met en place, celle de l’armée des ombres.

Les actions de sabotage se multiplient. Les réseaux électriques sont sabotés tout comme les voies de chemins de fer. Les combats de la libération se préparent. Il va même échapper de peu à la mort (...).

 

Amoureux de sa ville, amoureux de la Vie, Cyprien va de la même  manière se découvrir amoureux de la Liberté, amoureux de la République, amoureux des Hommes et amoureux de son parti.

Au sortir de la guerre, il fait parti du Comité local de libération chargé de gérer les affaires courantes jusqu’aux prochaines élections. Des élections qu’il remportera au soir du 2nd tour le 13 mai 1945. Il sera l’un des plus jeunes maires de notre pays. Un maire communiste de 30 ans (...).

Au lendemain de sa défaite en 1947, Cyprien militant laïque, continuera à œuvrer pour le bien de tous les arlésiens. Mais il continuera aussi à militer au sein de son parti (...).

 

Pour terminer, je voudrais te dire Cyprien que :

 L’esprit de résistance qui t’a animé ne meurt pas.

Il passe de générations en générations.

Cet esprit est la flamme d’une résistance qui est le cœur même de l’Humanité et que j’appelle la République.

 

 Nicolas KOUKAS 

 

 

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Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : DEVOIR DE MEMOIRE
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Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /Juin /2010 10:53

Cyprien-PILLIOL.jpg

 

"Au nom de la section d'Arles du Parti Communiste Français (P.C.F.), je tiens à exprimer toute ma tristesse et mon émotion, après l'annonce du décès de notre ami et camarade Cyprien PILLIOL.
Après des études à l'Ecole Normale, Cyprien PILLIOL devient instituteur à Arles.
Il enseigne successivement dans de nombreuses écoles d'Arles et du pays d'Arles.
Pendant les années sombres de la 2nde guerre et de l'occupation, il s'engage dans la résistance et adhère au Parti communiste français.
A la fin de l'été 1944, commence la mise en place d'un nouvel ordre politique, économique et social, que les nouveaux pouvoirs issus de la résistance se sont fixés une fois le territoire libéré.
Créé pendant l'occupation allemande (le 06 février 1944), le Comité de libération de la ville d'Arles et de ses environs apparaît au grand jour le 24 août. Cyprien PILLIOL est alors nommé 4ème adjoint délégué à l'instruction publique, aux beaux-arts, aux sports et à la santé publique.
Lors des élections municipales des 29 avril et 13 mai 1945, les listes du "Front National" (regroupant à l'époque le Parti communiste mais aussi l'union locale des syndicats d'Arles CGT et les chrétiens du CCAC ) l'emportent devant les listes socialistes et radicales socialistes.
Cyprien PILLIOL devient ainsi au soir du 2nd tour, l'un des plus jeunes maires de France. Il a alors 30 ans. Pour la première fois dans l'histoire de notre pays, les femmes ont pu voter. De nombreuses femmes sont d'ailleurs présentes sur la liste PILLIOL.
Son mandat sera principalement consacré au ravitaillement et à la reconstruction de la ville.
En 1947, il doit alors s'effacer au détriment de Charles PRIVAT qui restera maire jusqu'en 1971.
Elu en 1983, le maire communiste Jacques PERROT le nomme à l'enseignement. Poste qu'il occupera jusqu'en 1983, date de l'élection de Jean-Pierre CAMOIN (RPR)
Militant laique, membre de l'ARAC (association républicaine des anciens combattants) et de l'ANACR (associations nationale des anciens combattants de la résistance), il va alors s'engager dans le tissu associatif arlésien pour que la mémoire de la résistance et de la déportation ne s'éteigne pas.
En 1997, il crée avec Charles BARONTINI et Auguste JUSTAMOND l'association du Musée de la Résistance et la Déportation d'Arles et du Pays d'Arles.
S'engage alors son dernier combat: créer à Arles un Musée de la Résistance et de la Déportation.
Au cours des dernières années, il continuait à témoigner dans de nombreuses écoles de notre commune.
Avec la disparition de notre camarade Cyprien PILLIOL, c'est une page de l'histoire du XXème siècle qui se tourne".

Nicolas KOUKAS

Adjoint au Maire d'Arles
Conseiller communautaire ACCM



Deux livres d'or sont accessibles aux arlésiens
Un dans la mairie annexe de Trinquetauille
L'autre dans la salle des Pas Perdus de l'Hôtel de Ville
Un hommage lui sera rendu mercredi matin à 10h30 au cimetière des neuf collines.

Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : DEVOIR DE MEMOIRE
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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 14:59

DERNIERE MINUTE

 

 Cyprien PILLIOL et la Reine d'Arles en 1945, dans le bureau du Maire

 

C'est avec beaucoup d'émotion que nous venons d'apprendre le décès de Cyprien PILLIOL.

Instituteur, engagé dans la Résistance durant la Seconde Guerre Mondiale, Monsieur Pilliol a été le premier Maire d'Arles après la Libération, en 1945. Durant les deux années de ce mandat, il a mené deux missions essentielles : ravitailler la Ville et lancer l'effort de reconstruction. 

En 1971, Cyprien Pilliol est élu sur la liste de Jacques Perrot, en tant qu'adjoint à l'enseignement. 

Monsieur Pilliol a par ailleurs présidé le bureau arlésien de l'Association nationale des Anciens combattants et amis de la Résistance (Anacr) et a été à l'origine, en 1997, de la création de l'Association pour un musée de la Résistance et de la déportation en Pays d'Arles. 

Monsieur Pilliol faisait partie de ces personnes qui représentent des repères dans l'histoire d'une ville et d'une municipalité. 

Au nom du Conseil municipal et de tous les Arlésiens, nous adressons tous nos voeux de condoléance à sa famille, à ses amis et à ses proches.

 

Hervé SCHIAVETTI, Maire d'Arles et Vice-Président du Conseil Général

Nicolas KOUKAS, Adjoint au Maire délégué au quartier de Trinquetaille

Stéphanie VAN MUYSEN, Conseillère municipale déléguée au Devoir de mémoire et aux anciens combattants

 

 

 

Portrait Cyprien Pilliol en 2004 par la Ville d'Arles

Cyprien PILLIOL depuis le quartier de Trinquetaille où il habitait

 

Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : DEVOIR DE MEMOIRE
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Mardi 25 mai 2010 2 25 /05 /Mai /2010 10:30

 

L'image du week-end: C'est la commémoration qui s'est déroulée ce dimanche 23 mai à Saliers.

 

Le Maire d'Arles et moi-même avons déposé une gerbe au pied de la stèle érigée par mon ami Jean-Claude GUERRI.

De nombreuses associations tsiganes étaient également présentes, tout comme la Présidente nationale de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation ainsi que des associations arlésiennes.

Pour plus d'informations sur le camp de Saliers, cliquez sur le lien ci-dessous:


Ne pas oublier le camp de SALIERS

   

 

cérémonie de commémoration du camp de saliers par la Ville d'Arles

Photo: Mairie d'Arles

 

 

 

cérémonie de commémoration du camp de Saliers par la Ville d'Arles

Photo: Mairie d'Arles

Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : DEVOIR DE MEMOIRE
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 12:56
arenes Photo: A.M.

C'est à l'occasion de l'inauguration de l'espace du toro ce samedi 27 mars, qu'a été dévoilée la plaque des "Arènes Francis ESPEJO".
Un moment solennel et émouvant, en présence de la famille de Francis ainsi que de nombreux amis et élus...
Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : DEVOIR DE MEMOIRE
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  Le blog de

  Nicolas KOUKAS 

nk

 

NICOLAS AOUT 2011 - Copie

Nicolas KOUKAS est né le 14 mai 1975 à Arles

Adjoint au Maire d'Arles

Conseiller communautaire A.C.C.M.

Président du Groupe "Vive ARLES!"

Membre du Front de Gauche


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