Beaucoup d'émotion dans ce 34ème
portrait! Un portrait consacré à Sarah MAURIERES, chef d'agence à Arles du quotidien "La Marseillaise". Attachante, souriante et militante, Sarah (née le 20
août 1981) a su garder un certain naturel et une simplicité très appréciable. Elle sait être à l'écoute des autres, tout en gardant sa joie de vivre et son sourire. Déterminée à aller au bout des
choses, on a l'habitude de la croiser un peu partout dans Arles: dans les conseils municipaux,
les manifestations publiques, les réunions ou dans d'autres lieux culturels.
1) A quelques jours de votre départ d'Arles, quels souvenirs gardez-vous des 8 années passées (novembre 2000-novembre 2010) à l'agence de "La Marseillaise"?
Je garderai d'Arles une ville magnifique dotée de gens extraordinaires. C'est ici que je me suis faite. J'aime les gens qui ont leurs idées, traditions chevillées au corps. Il se passe tellement de chose qu'il est difficile de les résumer.
Evidemment le combat exemplaire des Lustucru restent gravé tout comme les inondations, la campagne de Michel VAUZELLE face à Roland CHASSAIN, celle d'Hervé SCHIAVETTI pour son second mandat, les expositions de Lacroix à César, puis ce fourmillement d'idées qui ne s'arrêtent jamais. Sans oublier les syndicats, la CGT en particulier, Claude et Nicole qui défendent bec et ongles les salariés.
Il y a un tel dynamisme pour une ville de cette taille, c'est singulier..
2) Depuis l'âge de 21 ans, vous êtes plongée dans le
journalisme. Quel regard portez-vous sur la presse d'aujourd'hui et sur le quotidien "La Marseillaise" en particulier?
Les journaux d'opinions qu'ils soient de gauche comme de droite sont nécessaires à l'équilibre de la démocratie. Ceci est une grande chance pour la France. Le presse même locale peut être un contre pouvoir. Et qu'elle soit libre et indépendante est une condition sine qua none de la bonne santé de notre République!
Ensuite "La Marseillaise" est l'un des derniers quotidiens de la presse quotidienne régionale à
ne pas faire partie d'un grand groupe. Cela est un très grand avantage! L'expression y est libre et les salariés qui y travaillent savent où ils se trouvent et adhèrent avec
militantisme à la charte éditoriale. "La Marseillaise" reste un bien précieux.
3) Etre journaliste, c'est donc forcément être engagé?
Un journaliste est forcément engagé! Ceux qui disent le contraire se mentent à eux même. On défend à un moment donné ou un autre un combat ou une cause. C'est évident et c'est humain. L'engagement à "La Marseillaise" c'est épouser des idées et les défendre. Pour ma part je m'y retrouve tous les jours et à aucun moment j'irai travailler ailleurs, dans un autre canard. C'est ma vie et je l'aime ainsi.
Après étant fille, petite fille et arrière petite fille de communiste, l'engagement n'a pas été très dur!
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires


Derniers Commentaires