Samedi 22 décembre 2007
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Martine CHARRIERE a 49 ans et habite dans le quartier de la Roquette.
Elle est co-Directrice d'un Centre de Formation.
D'où vous viens votre intérêt pour politique?
Mon intérêt pour « la chose publique », la politique, est un grand héritage familial. Mon
père : Honoré Charrière, aujourd’hui âgé de 88 ans et toujours alerte, lui-même fils de militant, était un militant infatigable au sein du Parti Communiste, a été Secrétaire Général du
Syndicat des dockers pendant 20 ans et 1er Adjoint de Vincent Porelli à Port St Louis. Cela laisse des traces indélébiles…
Vous travaillez dans l'insertion, quel regard portez-vous sur les politiques d'insertion ?
Cela fait 20 ans que je travaille dans l’insertion sociale et professionnelle auprès de personnes en
difficulté.
Depuis tout ce temps, les mesures se sont succédé sans apporter de véritables réponses, mais je doute qu’il n'y en ait qu'une seule. La
création du R.M.I en 1988, en est une et permet à de nombreuses personnes de ne pas sombrer dans la misère, mais il leur faut aujourd’hui beaucoup de volonté pour sortir de ce
dispositif car pour la plupart, elles n’accèdent qu’à des emplois « aidés » et retombent dans le système RMI .Sur les actions d’insertion pour les jeunes, je retrouve souvent
les enfants des personnes que j’ai suivi, il y a plusieurs années sur d’autres mesures, cela démontre l’ampleur du problème.
A votre avis, Arles est-elle une ville qui bouge ou qui se meurt ?
Je trouve qu’Arles est une ville qui bouge et qui se remue de plus en plus ! Hier soir,
j’étais sur la Place de la Mairie pour l’ouverture du festival « Drôles de Noël », c’était magnifique, magique et gratuit, donc accessible à tous. En matière d’ouverture
culturelle, Arles a énormément évolué, grâce à la politique volontariste de l’équipe municipale et j’espère que ça va continuer en 2008!
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