Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /Sep /2008 21:44

 




Qu’on la considère comme un effet de mode ou une nouvelle façon de concevoir le développement local, qu’on en soit farouche opposant ou un fervent défenseur, force est de reconnaître que la démocratie de proximité a pris une place essentielle dans la façon d’appréhender la vie publique arlésienne.

La loi de 2002 sur la « démocratie de proximité et les institutions locales » a rendu obligatoire la constitution de Conseil de quartiers dans les communes de plus de 80 000 habitants.

Cette proposition audacieuse a été soutenue par le constat que la proximité favoriserait une gestion plus efficace et le développement de l’activité citoyenne.

Rien ne nous obligeait à mettre en place des conseils de quartier et je suis donc particulièrement fier que la ville d’Arles ait dès 1995 puis 2001 décidé de jouer la carte de la démocratie de proximité

Cette décision a été prise 1 an avant la promulgation de la loi.
Bien peu de villes dans notre département peuvent se targuer d’avoir anticipé ce mouvement.

Et parce que dans les quartiers et les villages d’Arles et notamment à Salin de Giraud, il n’y aura pas de progrès social tant qu’« il y a ceux qui font le quartier et ceux le vivent »

Il revient aujourd’hui (à partir de la loi de 2002 sur la démocratie de proximité) et ce, après la décision du tribunal administratif de:
- fixer le périmètre et la dénomination de chacun des quartiers existant : Conseils de quartier de Barriol, de Griffeuille.

- doter chacun de ces quartiers d’un conseil de quartier et de village dont il fixe le mode, la composition et les modalités de fonctionnement.

- créer comme la loi l’y autorise, 4 postes d’adjoints de quartiers et 3 postes d’adjoint spéciaux.


Ces nombreuses et différentes expériences mises en places depuis 1995, ont souvent eu des effets positifs, en améliorant notamment la gestion de proximité en favorisant les relations entre les habitants et les élus locaux.

C’est pour cela qu’Hervé SCHIAVETTI a souhaité nommé un élu à la démocratie participative en 2001 mais aussi un élu aux petits travaux qui chaque année, avec les habitants, avec les associations de quartiers, organisent de nombreuses réunions d’arbitrages budgétaires sur ce que l’on va faire ou ce que l’on ne va pas pouvoir faire. Mais aussi la création d’enveloppes par villages et par quartiers. Alors les choses bougent !

 Des réponses beaucoup plus rapides sont ainsi apportées à la demande des citoyens arlésiens.

Bien sur tout n’est pas parfait il faut aller plus loin et d’autres défis nous attendent comme notamment celui de la participation qui reste très inégale selon la population.

Les populations précarisées et les plus jeunes sont notamment peu présents, tout comme les personnes âgées et les femmes.

Pour que la participation s’ancre durablement dans nos fonctionnements institutionnels, ce n’est pas tant sur les convictions que l’on pourra compter que sur l’efficacité du concept et sur la plus value que nous pourrons en retirer. 

Alors oui, nous les élus du groupe "Vive Arles!", sommes persuadés que la démocratie de proximité est aujourd’hui rendue nécessaire par les nouvelles exigences citoyennes et l’évolution de notre société.

Je vous remercie de votre attention.

Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : CONSEIL MUNICIPAL
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  Nicolas KOUKAS 

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NICOLAS AOUT 2011 - Copie

Nicolas KOUKAS est né le 14 mai 1975 à Arles

Adjoint au Maire d'Arles

Conseiller communautaire A.C.C.M.

Président du Groupe "Vive ARLES!"

Membre du Front de Gauche


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