3 questions à......

Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 18:10

Pour le 1er portrait de l'année 2012 et le 52ème portrait depuis la création de mon blog, je vous invite à découvrir Daniel GRANGE. Ce dernier est né à Saint-Etienne dans une ville de traditions, riche de son passé avec le charbon, sa manufacture d'armes et son club de foot (qui a d'ailleurs été la passion de Daniel dans les années 70). Attiré par l'Histoire et les lettres, il s'oriente néanmoins vers des études techniques, peut-être comme il le dit pour "suivre l'exemple" de ses frères ou pour faire comme les copains. Après des études supérieures et un service militaire dans l'est, il se dirige vers le métier d'enseignant. Mais Daniel a toujours eu envie de faire du commerce alors, après quelques années, il décide alors de se lancer dans le milieu de l'entreprise. Pendant plus de 20 ans il va ainsi diriger une grande entreprise. Mais sa passion pour l'Histoire va le rattraper. Et son rêve d'enfant (celui d'être propriétaire d'un château) le rattrape. Depuis quelques mois, il est en effet à la tête du Château de Barbegal. Et je vous invite à faire connaissance avec son dynamique propriétaire. Et n'hésitez pas à aller visiter le Château ou y prévoir votre mariage ou une cérémonie. Daniel GRANGE vous y attend avec le sourire et avec toute sa passion!

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1. Comment et pourquoi avoir décidé de reprendre le Château de Barbegal?

J'ai toujours rêvé de restaurer un château et ce, depuis mon adolescence. Et j'ai également toujours éprouvé du plaisir lorsque j'ai visité un château ou un lieu ancien.

L' histoire fait en effet partie de mes passions! Et c'est donc tout naturellement qu'après la cession de mon entreprise, j'ai souhaité démarrer un nouveau projet professionnel, totalement différent du précédent.

Après quelques recherches centrées sur la région d' Arles et ses alentours, j'ai été attiré par le Château de Barbegal.

 J'ai rapidement vu le potentiel de cette propriété pour notamment y organiser des réceptions de prestige.

Bien évidemment, l'étendue des travaux mais aussi l'ampleur de la bâtisse nous a fait, mon épouse et moi, beaucoup réflechir.

Mais le charme de ce lieu nous a envouté!

Et après réflexion, notre détermination nous a poussé à prendre la décision de nous lancer dans l'aventure. 

 

 

2. Quel est le projet que vous souhaitez mettre en oeuvre?

La réouverture du château s'insère dans un projet culturel et commercial que nous allons essayer de mener sur une dizaines d'années. 

Notre but est en effet de réouvrir le château dans sa totalité.

Cela va demander des moyens humains et financiers considérables.

Mais de toute façon, il faut laisser du temps au temps comme disait un homme politique célèbre!

Nous allons donc dans un premier temps nous consacrer aux mariages, mais aussi à l'organisation de séminaires et autres congrès.

La salle d'honneur du château est l'acte 1 d'une pièce qui va se dérouler en quatre actes. A ce jour, cette salle d'honneur permet au château de retrouver sa fonction de réceptions de prestige. De plus, nous allons restaurer et mettre au norme les chambres afin qu'elles puissent offrir au public un hébergement de qualité.

Mais comme nous souhaitons également donner un caractère culturel au château, nous allons essayer de créer des événements tels que des expositions temporaires, des défilés de mode, des concerts.

Et puis, pourquoi pas un restaurant? L'idée est en tout cas en réflexion! 

 

3. Quelle image portez-vous sur la ville où vous vivez aujourd'hui?

Je ne connaissais pas bien la ville d'Arles et ce malgré  les différents séjours que j'avais pu effectuer en Camargue et aux alentours. Nous nous y étions bien sur arrêtés, mais trop rapidement, sans prendre le temps de la découvrir comme il se doit.

Depuis notre installation, il m'arrive souvent de flâner dans le secteur historique et il est toujours surprenant de découvrir à travers ses rues piétonnes toute cette richesse architecturale.

Arles est une ville mystérieuse et un peu envoûtante, aux multiples facettes et qui ne se laisse pas conquérir facilement.

Tantôt festive (avec ses corridas et sa féria), tantôt plus sérieuse (avec ses journées de la Photo et tout son patrimoine à découvrir) Arles n'en finit pas de vous suprendre .

Son marché aux mille couleurs et ses odeurs si provencales est un régal.

Quel plaisir de se laisser bercer par cette ambiance vivante et si rare !

Cela m'a frappé lors de mes premiers week-end où le temps me permettait de me fondre dans cette ambiance si preservée. Un temps qui semble parfois s'arrêter.

Les accents fusent, les dialogues s'animent.

Et puis on s'assoit a une terrasse, boulevard des Lices et on observe les touristes nombreux, surtout à la belle saison. On se sent alors fiers d'appartenir à cette ville qui sait si bien attirer des gens du monde entier.

Décidement Arles est une ville qui vous prend et qui ne vous lâche pas... 

 

Informations

Château de Barbegal

Tel / fax : 04.90.54.75.89. / 06.70.66.31.55.

Contact: Daniel GRANGE

danielgrange2@orange.fr

Le site du Château de Barbegal

BARBEGAL

 

Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : 3 questions à......
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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 14:48

C'est un artiste aussi attachant qu'émouvant que je vous invite à découvrir aujourd'hui. Michel KELEMENIS ("Kele") danseur et chorégraphe, est né en 1960 à Toulouse. En 1977, Kele suit sa formation de danseur à Marseille, avant d'intégrer le Centre chorégraphique national de Montpellier. Après une bourse de la ville Médicis hors les murs en 1987, il fonde la même année sa propre compagnie Kelemenis et cie situé à Marseille, une ville où il vit aujourd"hui. Il collabore alors avec de nombreux et prestigieux ballets nationaux dont le Ballet de l'Opéra de Paris, le Ballet de l'opéra national du Rhin, le Ballet du Nord, le Ballet du Grand Théâtre de Genève ou le Ballet national de Marseille. Je connais Kele depuis les années 2000 date à laquelle nous avions assisté à une corrida dans les arènes d'Arles. Nos origines communes (de Grèce!) nous ont alors naturellement rapproché. Pour ce 51ème portrait depuis la création de mon blog, il revient sur sa passion (la danse), sur l'inauguration de " KLAP Maison pour la danse" à Marseille, mais il donne également son sentiment sur la ville d'Arles. Merci à toi Kele!......

Kele.jpg  Photo: Mathieu BARRET, au studio Kéléménis, 1

 

                                                                                                           

1. Peux-tu me résumer ton parcours ?

La transposition des acquis de gymnaste dans la danse, du sportif vers l’artiste, s’est effectuée spontanément, riche de ce qui s’acquiert, enfant, à la façon d’un jeu : le plaisir d’un geste clair, assimilé et sublimé.
La danse a précipité et exalté aussi rapidement que naturellement ce qui était en moi. Ensuite, si ma 1e chorégraphie essayait de dire le besoin d’une autre danse que celle qu’il m’était proposé de défendre dans la première compagnie, aixoise, avec laquelle je travaillais, le ver de cette façon a pénétré le fruit : le désir d’écrire la danse, est allé de pair avec celui de danser moi-même. La structure de compagnie indépendante me convient car elle offre une très grande liberté de rencontres, d’approches et de formes.
De même, j’aime faire danser de grandes compagnies de ballets, comme celles de l’Opéra de Paris, du Rhin, de Genève ou plus récemment de Marseille, et risquer les fondements d’une écriture gestuelle balancée entre finesse et performance à des corps et des savoirs autres que les miens : je sais que nous tous, danseurs si différents, sommes les artisans d’un même métier.
Mon cheminement artistique est en profonde résonance avec le besoin d’être populaire et savant, simultanément. Les frottements qui résultent de cette dualité s’expriment entre abstraction et figuration par le goût du détail et la malice des présences en scène. Ma voie s’affirme dans la confrontation aux écritures originales des compositeurs d’aujourd’hui : je trouve dans ce dialogue la virginité sans cesse régénérée d’une double réflexion où chacune des 2 expressions, la danse et la musique, éclaire l’autre.

                      

2. Depuis le 21 octobre dernier, un nouveau lieu de création chorégraphique a ouvert ses portes dans la cité phocéenne. Peux-tu nous en dire plus?

KLAP Maison pour la danse a été en effet inaugurée, le 21 octobre par le Maire de Marseille. KLAP propulse la danse et le quartier de Saint Mauront, au cœur du troisième arrondissement, dans un nouvel âge d’avenir : le temps venu du développement.

Notre compagnie y entre avec l’ensemble de ses soutiens institutionnels, la Ville de Marseille, le Conseil Général des Bouches-du-Rhône, le Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur, le Ministère de la Culture par le truchement de la DRAC et Institut Français pour les échanges internationaux. A ceux-là s’ajoutent la Fondation BNP Paribas et de nombreuses structures culturelles déjà partenaires des programmations. KLAP est le lieu naturel du riche travail de notre compagnie, un lieu que nous choisissons d’ouvrir et partager.
Après avoir accueilli une teinturerie industrielle, puis un garage à camions, 5 corps de bâtiments industriels assemblés en carré sur une surface de 1900 mètres carrés abritent désormais KLAP Maison pour la danse.

Ce bâtiment est conçu par la danse pour la danse : artiste ou visiteur, chacun le voit dans la simplicité du trait architectural, chacun en ressent l’ergonomie exceptionnelle durant sa découverte. On y pénètre par un hall lumineux, équipé pour permettre, au-delà des évidentes fonctions d’accueil et de répartition, des performances artistiques comme des fêtes ou des projections d’images.

Le nom KLAP dit la création : clap de cinéma pour signaler le début d’une scène et claps d’applaudissements pour saluer un travail achevé. Entre les deux, l’ensemble du processus d’invention est possible.

Maison pour la danse désigne un projet ouvert aux diversités des artistes et des publics : enfants de tous âges, voisins, curieux, amateurs, professionnels, amoureux ou béotiens, tous rencontrent ici la Culture chorégraphique dans son aspect le plus actuel et vivant : la création. Cours, stages et ateliers, représentations de formes abouties ou de travaux en cours souvent mis au débat, expositions et projection de films… En mettant la belle vitalité artistique au cœur de chaque action.
KLAP hérite des 10 années passées à animer le Studio précédent, qui a été un observatoire actif et le partenaire complémentaire de ce que font les autres structures marseillaises. Il s’est agi de comprendre comment, à partir d’une pensée d’artistes, avec les moyens très comptés d’une compagnie indépendante, dynamiser notre domaine d’expression avec l’ambition que l’on projette pour Marseille de devenir aussi et rapidement une capitale de la danse. KLAP est donc aussi nouveau parce qu’il ouvre à Marseille, et qu’il est un lieu permanent et référent dans le domaine de l’art chorégraphique, attelé à son développement. Ici, c’est pour et à partir de la création que les artistes, émergents ou confirmés, les compagnies locales, européennes et internationales, font vivre le lieu et nourrissent son activité de la diversité de leurs expériences et de leurs esthétiques.  

 

3. Comment un chorégraphe marseillais, investi dans sa propre cité, voit-il la voisine Arles ?
Mon image d’Arles est plus poésie que témoignage.
Tout d’abord je compare les étendues des 2 communes, considérant que les immensités sont propices à la mosaïque plutôt qu’au métissage, et que le ciment de ces entités complexes, s’il ne peut être le même à Marseille et Arles, est nécessairement nourri d’un fort investissement humain : aux villages urbains de Marseille divisés par des rocades, répondent les villages ruraux d’Arles et les réseaux de circulation qui les relient. Pour un citadin, le doux eden fantasmé de terres agricoles et de salines, d’activités aux rythmes dictés par les saisons, de traditions que la grande ville a oublié...
Je n’ai pas de culture taurine, mais ses rituels profonds m’interrogent bien plus que ceux du football, au point d’avoir créé en 2007 une pièce intitulée Pasodoble, peu après avoir vu ma première corrida, à Arles. A l’échelle de chaque combat, de la sauvagerie à l’humanité lorsque la bête à bout de vie titube, ou de la sophistication baroque au triomphe de la vanité du torero vainqueur, le bouleversement des valeurs se révèle en passes d’élégance et de puissance, dans une danse où la musique se mérite ! Entre l’ombre et la lumière se glisse l’enjeu de la mort, d’une vérité qui nous attend tous, ramenée ici à la fulgurance potentielle de chaque instant.
Arles c’est aussi la réalité d’un patrimoine colossal, dont on découvre jalousement avec le gisement archéologique rhodanien qu’il est encore bien riche de surprises. Sans doute Jules César est-il surgi pour secouer la vision superbe –mais ancienne- qui a présidé au mariage de la modernité de l’image photographique avec le vieil âge des pierres romaines.
Quelle belle alchimie, quelle belle mise en valeur du passé !

Mais l’empereur et son buste ne donnent-ils pas le signal d’un élan nouveau, d’une évolution dynamique, sans doute élancée vers la mise en valeur des technologies les plus récentes, leur créativité futuriste comme leur capacité à retrouver le passé ?

A mes yeux, Arles gagnera a affronter la démocratisation de l’accès aux outils numériques –jouets du tourisme- pour n’exalter de ceux-ci que le meilleur ; pour que, dans la production proliférante d’images, se distinguent avec brio, chez elle, tant la compréhension de l’Histoire que le fleuron de la création (audio)visuelle. 

 

 

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Informations et renseignements sur le KLAP

Kelemenis & cie
KLAP Maison pour la danse
association Plaisir d’Offrir
5 avenue Rostand
F 13003 Marseille

33 (0)4 96 11 11 20
compagnie@kelemenis.fr

direction Michel Kelemenis

                             

 

Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : 3 questions à......
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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 11:23

LE 50ème PORTRAIT!

Déjà le 50ème portrait depuis la création de mon blog! Cette rubrique ("3 questions à...") est d'ailleurs l'une des plus appréciées. Les portraits de Luc LONG, d'Alexandra SAINT-DENIS, Emmanuelle BONHOMME ou encore de Fabrice MARIOTTE ont d'ailleurs récemment battu des records de connexions. Ce sont de nouveaux portraits qui sont actuellement en cours de rédaction et qui vous seront présentés dans les prochains mois. Pour ce 50ème portrait, je vous invite à découvrir mon ami Ian BROSSAT. Né le 23 avril 1980, Ian est actuellement Conseiller de Paris et Président du Groupe des élus PC-PG au Conseil de Paris. Membre du PCF depuis 1997 et Agrégé de lettres modernes depuis 2003, il réagit dans mon blog à l'accident d'ascenseur de la semaine dernière dans le 11ème arrondissement de Paris. La chute de 6 étages d'un ascenseur a en effet grièvement blessé une mère et ses deux enfants. Une enquête est actuellement en cours. En 2010, il avait dirigé une Commission sur les ascenseurs. Avec beaucoup de gentillesse et malgré son emploi du temps surchargé, il répond aujourd'hui à mes 3 questions. Merci à toi Ian...

IAN BROSSAT

 

1. Qu'avait permis de révéler ta mission d'information et d'évaluation sur les ascenseurs de Paris?

 Notre rapport avait permis de pointer de nombreux dysfonctionnements, en particulier dans le parc social. Nous avions également pointé la responsabilité, énorme, des ascensoristesIl faut savoir que les 4 multinationales qui se partagent le marché ont été condamnées par la Commission européenne à 1 milliard d'euros pour entente illicite, soit la plus grosse amende infligée à des entreprises privées par la Commission... On a vraiment affaire à un cartel. Ces ascensoristes pratiquent une compression terrible de leurs personnels, ce qui peut avoir des conséquences en terme de sécurité. Aujourd'hui, un technicien ascensoriste gère 100 à 150 ascenseurs en moyenne. A titre de comparaison, il y a 15 ans, un technicien n'avait que 50 ascenseurs à sa charge.


2. Quelles avaient été les suites de ce rapport?

Nous avions obtenu que soient mises en place, par des sociétés indépendantes des ascensoristes, des boîtes noires sur l'ensemble des ascenseurs du parc social parisien pour pouvoir connaître le nombre de pannes. Sur la base de ces chiffres, les bailleurs sociaux peuvent infliger des pénalités financières aux ascensoristes. C'est utile, mais le problème est général. L'enquête est en cours et on peut pas dire dès maintenant ce qu'il s'est passé à cet endroit-là ce jour-là. Mais un système est en cause et il va falloir se battre. Une association de locataires porte plainte contre Paris-Habitat.

C'est donc un problème auquel on va se heurter: si les bailleurs sociaux ne font pas front face aux ascensoristes, ce sont eux qui vont systématiquement se retrouver dans le collimateur des locatairesIls doivent hausser le ton et arrêter de se faire ballader comme c'est la cas aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle je suis favorable à la mise en place d'un service public de maintenance des ascenseurs. L'épisode que nous venons de vivre doit nous inviter à y réfléchir à nouveau. On a affaire à un cartel. On ne peut pas laisser ces 4 entreprises seules. 

 

3. Quel regard portes-tu sur la ville d'Arles?

Je suis venu à Arles pour la première fois en septembre dernier à l'occasion de la Féria. J'ai été frappé par la convivialité qui règne, par la beauté de la ville aussi.

Je sais que l'équipe municipale menée par Hervé SCHIAVETTI travaile avec beaucoup d'énergie pour qu'Arles continue d'être une ville où il fait bon vivre. Comme responsable du Parti communiste, je suis fier que mon Parti joue un rôle aussi important dans la vie politique arlésienne. Ce sont des élus, come toi Nicolas, disponibles, proches des gens, efficaces, qui nous donnent plus que jamais envie de nous battre et qui peuvent donner à d'autres l'envie de s'engager pour défendre nos valeurs...

 

 

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Ian BROSSAT à Arles en septembre dernier aux côtés du Maire d'Arles, Véronique PONZE et Nicolas KOUKAS (Photo: La Marseillaise)

Retrouvez Ian BROSSAT sur son blog: le blog de Ian BROSSAT ink

 

Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : 3 questions à......
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Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 13:20

Un 49éme portrait plein de fraîcheur vous est proposé aujourd'hui. Celui de la souriante Alexandra SAINT-DENIS. Née le 9 mai 1983 à Cannes, Alexandra a passé toute sa jeunesse et son adolescence à Roquebrune-sur-Argens dans le département du Var. Après des études agricoles, elle rejoint Arles en 2009 où son compagnon décroche un emploi. Depuis elle a appris à découvrir et apprécier sa nouvelle ville, et s'est lancée dans sa passion: le patchwork. Elle revient aujourd'hui sur sa passion, ses projets et la ville où elle vit désormais. Merci Alexandra!

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Photo: D.K.

 

1. Comment t'es venue ta passion pour la patchwork?

Ma passion pour le patchwork m'est venue sur le tard. Mes études agricoles terminées, et à l'instar de très nombreux jeunes de mon âge, j'ai cherché à décrocher mon 1er emploi. Malheureusement, je n'ai pu trouver d'emploi stable dans ma branche. Après avoir suivi mon compagnon sur Arles en 2009, j'ai continué à effectuer des recherches, en vain. J'ai alors décidé de créer ma propre entreprise "Sacha's World et Cie".

Le patchwork? Quoi de mieux pour mettre quelques touches de couleurs ici et là dans un intérieur! J'ai donc décidé avec ma machine à coudre d'assembler des bouts de tissus pour permettre de se réchauffer avec un plaid devant sa télé, de ranger ses objets préférés dans de jolies boites, de grignoter sur des sets de tables fleuris, ou encore de poser sa tête sur des coussins colorés. Toute une collection pour faire entrer de la couleur dans votre intérieur!

 

2. Quelle sont les spécificités de "Sacha's World et Cie"?

Sans hésiter, je dirai en premier lieu la créativité! J'ai souhaité en effet revisité le patchwork, y mettre beaucoup de couleur.

J'achète mes tissus directement auprès de créateurs. Des tissus achetés sur INTERNET et qui sortent vraiment de l'ordinaire.

Depuis que j'ai créée mon entreprise, je participe à de nombreux marchés artisanaux de la région. Je possède également une boutique en ligne que je vous invite à parcourir.

Mon rêve? Celui d'ouvrir une boutique!

 

3. Quels sont à tes yeux les points faibles et les points fort de la ville d'Arles?

J'habite Arles depuis près de 3 ans. J'aime cette ville. Je dis souvent que c'est un gros village où il fait bon vivre.

C'est une ville agréable qui reste à taille humaine. La mentalité de ses habitants y est excellente.

J'ai découvert la féria, la Camargue, ses ruelles pleines de charme mais aussi les apéros du samedi matin après le marché!

Un des points à améliorer serait de revitaliser le boulevard Gambetta. Je trouve en effet dommage que ce boulevard ne soit pas davantage mis en valeur. Nombreux sont en effet les touristes qui passent par cet axe. Même si j'ai conscience des difficultés économiques que nous traversons, mon rêve serait de voir les anciennes Galeries Lafayette occupées par de nombreux commerces. Et pourquoi pas m'y installer d'ailleurs!

 

 

 

 

Pour plus d'informations sur "Sacha's World et Cie"

www.sachaworldandcie


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Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : 3 questions à......
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Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 15:52

INTERVIEW EXCEPTIONNEL

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Photo: Mairie d'Arles

 

C'est un 48éme portrait exceptionnel que je vous propose aujourd'hui, celui de Luc LONG. Né le 11/02/1953 à Marseille et père de 3 enfants, Luc LONG est installé à Arles depuis 1969 (études secondaires/lycée Ampère). Il suit des études d’Histoire de l’Art et d’Archéologie à l’université d’Aix en Provence jusqu’au doctorat  avant de devenir  scaphandrier professionnel. Après avoir passé un concours d’Etat, il occupe le poste de Conservateur en chef du patrimoine au DRASSM (Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines) du Ministère de la Culture, organisme national décentralisé à Marseille par son créateur, André Malraux.Depuis la découverte du portrait de Jules CESAR en 2007, l'équipe d'archéologues plongeurs de l'association 2ASM (association Archéologie sous marine) dirigée par Luc LONG, poursuit ses plongées dans le Rhône à Trinquetaille, à la rencontre de l'histoire d'Arles. Malgré sa charge de travail et à quelques jours de la fin d'une phase de fouilles, il m'a accueilli sur son bateau et a accepté avec beaucoup de gentillesse de répondre à mes 3 questions. Un grand merci à toi Luc...

 

 

1. Comment est née ta passion pour l'archéologie?
Ma passion est née à la suite d’un reportage des actus régionales vu à la télévision alors que j’étais en 6ème, qui décrivait la découverte d’une sépulture gallo-romaine à côté d’Aix-en-Provence. Aussitôt j’ai su que c’était ma voie, j’ai cherché des associations, j’ai fait des fouilles terrestres avec quatre amis d’enfance tous aussi passionnés que moi, à qui je prêchais la bonne parole. Il s’agissait de fouilles clandestines mais on croyait bien faire, tout était noté, enregistré, on voulait même créer un petit musée (le « musée du club des 5 » dont les principaux visiteurs étaient nos parents)…. Plus tard, lorsque j’ai entamé plus sérieusement mes études en archéologie, j’ai compris que cette science avait peu de débouché, j’ai choisi alors d’orienter dès la licence mes études vers l’archéologie sous-marine et l’étude des épaves. Je me suis mis ainsi à la plongée à la piscine Berthier à Arles pour passer d’abord mes niveaux sportifs. C’est de là que tout est parti…. 


2. Quels sont les objectifs de l'association 2ASM (Association archéologoe Sous-Marine)? 

L’association 2ASM (Association Archéologie Sous-Marine), créée en 2004 est une association de la loi 1901, à but non lucratif, qui a pour objectif de développer et promouvoir la réalisation de chantiers archéologiques sous-marins et subaquatiques.

Son action, menée en étroite collaboration avec le DRASSM (Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines, créé en 1966 par André Malraux), consiste à aider une science en plein développement tout en proposant aux jeunes archéologues un avenir dans cette discipline. Deux objectifs qu’après quelques années de fonctionnement, 2ASM peut se satisfaire d’avoir remplis.

Les fouilles exceptionnelles de 2007 dans le Rhône ont eu, en effet, un retentissement médiatique exceptionnel et s’imposent comme un événement qui restera gravé dans l’histoire de l’archéologie. Bien au delà de l’association 2ASM, l’impact de ces opérations, tant populaire que professionnel, est sans précédant. Qu’il s’agisse des 250 000 pages internet publiées sur le sujet, de l’exposition d’intérêt national « César, le Rhône pour mémoire », du relevage de l’épave Arles-Rhône 3, de l’agrandissement du Musée d’Arles, ou de la mise en chantier du navire de recherche du DRASSM « L’André Malraux », l’écho est retentissant et les conséquences collectives.

Mais l’association 2ASM souhaite dans le même temps former des étudiants et des bénévoles qui n’ont pas les moyens financiers de s’adonner à cette discipline sportive et scientifique, de s’équiper en plongée et de se lancer dans cette aventure. En collaboration avec l’Université de Nîmes, l’association 2ASM soutient matériellement un nouveau diplôme d’archéologie sous-marine par une formation pratique sur les chantiers de fouille ainsi qu’en post-fouille. A ce jour, douze étudiants en 2010 et 2011 ont déjà été formés à ce D.U. (Diplôme d’Université), en participant aux chantiers du Rhône et de Camargue, obtenant par équivalence à l’issue de leur stage un diplôme de scaphandrier scientifique professionnel (Classe 1B ou 2B), reconnu par le Ministère du Travail.

Afin de viser un très haut niveau de formation professionnelle, l’association 2ASM entretient des liens étroits avec des organismes de recherches tels le DRASSM (Ministère de la Culture), le CNRS, les Universités, l’IFREMER, la COMEX, les Musées…, garantissant ainsi la qualité et la pluridisciplinarité de ses programmes de recherches et d’études.
Dans cette aventure, l’aide financière et logistique du Ministère de la Culture, de la Région PACA, du Département des Bouches du Rhône et de bien d’autres partenaires public ou privé est essentielle. Sans leur soutien, ce travail bien qu’acharné n’aurait pas traduit nos aspirations par d’aussi étonnantes réalisations.

 

3. Dans quelques jours va se terminer cette phase de fouille. Quel bilan tires-tu de ces fouilles et quelles sont les perspectives pour les prochains mois ?
L’étude de port fluvial antique d’Arles, installé dès l’époque césarienne à Trinquetaille, est menée en articulation avec l’étude d’un avant-port maritime découvert récemment par 10 m de fond face aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Ces deux ports vont visiblement fonctionner longtemps ensemble, la cité d’Arles jouant un rôle de rupture de charge entre le grand commerce maritime international et la distribution fluviale des marchandises vers l’Europe.

Mais nos derniers travaux en Camargue en 2011 ont montré que cet avant-port, aux VIème, Vème et IVème siècles avant J.-C., était d’abord occupé par les Grecs de Marseille. Il se confirme ainsi que la cité d’Arles, avant de devenir romaine, était grecque. Dans le Rhône, les dernières fouilles qui sont en cours d’achèvement ont recensé 3 nouvelles épaves, dont un bateau antique maritime, retourné. Cela prouve que des navires de mer, dotés d’une quille, pouvaient remonter le fleuve jusqu’à Trinquetaille à côté des chalands à fond plat. Dans le même temps, 8 canalisations sous-fluviales en plomb qui traversaient le fleuve, ont été mises au jour. L’analyse des résidus calcaires dans ces canalisations établira si cette eau provenait de l’aqueduc des Alpilles, sur la rive droite, ou si elle venait au contraire de l’aqueduc de Bellegarde. Ainsi il pourrait être démontré que c’est le faubourg de Trinquetaille qui complétait à l’époque romaine le ravitaillement en eau de la cité d’Arles, pour le fonctionnement de ses nombreux thermes, nymphées, fontaines, bassins et piscines… Ceci paraît désormais fondamental dans l’étude de la topographie urbaine.
Enfin, ces recherches récentes qui s’achèvent ont permis de découvrir de nombreux fragments de statues et d’objets d’architecture, ainsi que des armes relatives au épisodes militaires opposant la cité à des hordes de barbares, vers le milieu du IIIème siècle de notre ère. Ces combats terribles ont débouché sur la destruction complète de Trinquetaille et de tous les quartiers situés en dehors des murailles de la ville.
Une fois la fouille terminée, commencera l’étude détaillée du mobilier, la rédaction des rapports de fouille, la publication des résultats et la recherche des financements nécessaires aux prochaines campagnes de fouilles dans le Rhône et en Camargue en 2012...

 

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Autour d'un déjeuner convivial, j'ai rencontré Luc LONG et toute son équipe. Je souhaite organiser, lors des prochaines missions de l'association 2ASM, une visite de chantier de fouilles dédiée aux habitants du quartier de Trinquetaille (Photo: 2ASM, Kim ANTONIAZZI). Un grand merci aussi à Thierry DESCLAUX pour ce fabuleux moment...

Pour plus d'informations sur l'association 2ASM, cliquez sur www.2asm.rhone-cesar.blogspot.com


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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 13:38

EMMANUELLE BONHOMME CANDIDATE AUX ELECTIONS LEGISLATIVES DE 2012

 

Pour ce 47ème portrait, je vous invite à découvrir une jeune femme qui va désormais compter dans le paysage politique local. Son nom? Emmanuelle BONHOMME, candidate officielle du Front de Gauche pour la 16ème circonscription des Bouches du Rhône. Née le 21 novembre 1969 à Narbonne, elle a décidé de s'engager dans le débat politique et affronter le suffrage universel lors des prochaines élections législatives de juin 2012. Une campagne législative où elle portera haut et fort  et avec enthousisame les couleurs de la Gauche sur le territoire arlésien. A travers cet article, je vous invite à faire connaissance avec elle...

 

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Photo: N.K.

 

1. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots?

Titulaire d'un DEA en ethnologie (spécialisé sur les tsiganes) je me suis tout naturellement mise à rechercher du travail. Et comme beaucoup de jeunes, j'ai été confrontée à la difficulté de décrocher mon 1er job. J'ai finalement obtenu un contrat aidé (CES) dans un collège à Lésignan Coribières (dans le département de l'aude) où j'ai effectué du soutien scolaire auprès d'enfants gitans sédentaires.

J'ai ensuite travaillé sur la création de l'aire d'accueil des gens du voyage à la ville de NIMES avant de découvrir la ville d'Arles et le pays d'Arles, à travers mon implication dans le conseil d'administration de l'Association "Yaka di Gitana" où j'ai développé de nombreux projets.

J'ai également travaillé au CCAS d'Avignon en direction des populations gitanes.

Enfin depuis quelques années, je me suis définitivement installée sur le pays d'Arles. J'habite aujourd'hui à TARASCON et je travaille dans l'accompagnement à l'emploi des personnes bénéficiaires du RSA, sur le territoire arlésien (et principalement sur la ville de Saint-Rémy de Provence). Je suis ainsi confrontée à la détresse de nombreux femmes et hommes à la recherche d'un emploi. Je ne conçois pas ma vie sans engagement. Vous comprendrez donc facilement les raisons de mon engagement politique!

 

2. Vous venez d'être officiellement désignée candidat du "Front de Gauche" pour les élections législatives de juin 2012 sur la 16ème circonscription des Bouches du Rhône. Quel sera le coeur de votre programme?

 Le Front de Gauche représente à mes yeux, la seule alternative politique crédible à la crise que nous traversons. Nous avons donc un programme que nous allons présenter au cours de cette campagne présidentielle et législative.

Les positions portées par le Front de Gauche sont en effet réalistes et réalisables.

Nous voulons axer notre campagne sur l'emploi. Savez-vous que 45% des Français n'ont pas pu partir en vacances cet été? Depuis 20 ans, les inégalités ne cessent de se creuser. Entre 2004 et 2008, avec la droite, le revenu des 1% les plus riches n'a cessé d'augmenter. Pendant ce temps, les 50% les plus modestes, assujetis à la précarité et au chômage de masse n'ont cessé de souffrir des mesures antilibérales et antisociales mises en place par Nicolas SARKOZY.

A Tarascon où j'habite, je ressens cette détresse et cette souffrance au quotidien. Et ici comme ailleurs, les Français veulent des solutions concrètes et réalisables et ne veulent plus être les premiers touchés par les mesures anti-sociales du gouvernement UMP!

Nous voulons ainsi rétablir le droit au travail, à l'emploi et au repos dans une nouvelle répartition des richesses. Pour cela nous souhaitons établir les 35h effectives, le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, le SMIC à 1700€ et un salaire maximum dans les entreprises publiques et privées.

Nous voulons redonner de l'espoir!

 

 

3. Comment envisagez-vous votre campagne pour les élections législatives?

Je souhaite m'investir à fond pour cette campagne!

Pour cela, nous allons avec mes camarades du Front de Gauche (le PCF, le Parti de gauche, la gauche unitaire mais aussi des militants et sympathisants de gauche qui nous ont déja rejoints) multiplier les rencontres avec les habitants de la 16ème circonscription.

A Arles mais  aussi à Miramas, Tarascon, Fontvieille, Les Saintes-Maries de la Mer, Istres.

Notre circonscription a en effet été charcuté et nous avons perdu la commune de Port Saint-Louis du Rhône.

Nous allons présenter notre projet, nos idées, avec la volonté qui nous anime de faire de la politique autrement.

Nous sommes en effet une nouvelle génération à vouloir s'investir dans la politique. Et nous ferons tout pour peser dans le débat à gauche. Nous ne defendons pas des idées sociales-démocrates. Nos idées sont à gauche et clairement à gauche! Nous ne voulons pas au "Front de Gauche" de mesurettes qui n'ont pour conséquence que d'engraisser les plus riches et fragiliser les plus pauvres.

Le monde fou dans lequel nous vivons est le résultat de la domination accrue du capital financier sur le monde. Pour changer les choses, un seul bulletin de vote est aujourd'hui porteur d'avenir: celui du "Front de Gauche".

Je compte donc sur vous pour nous rejoindre!...


Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : 3 questions à......
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Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 13:47

Pour ce 46ème portrait , je vous invite à découvrir Laurence PIOCH. Cette dernière (née le 19 janvier 1974) est la petite fille d'Esprit PIOCH, Maire communiste des Saintes-Maries de la Mer de 1921 à 1934.

Laurence (qui habite le quartier de Chabourlet) revient aujourd'hui sur sa passion de l'Histoire, sur son grand-père mais aussi sur sa ville, ARLES, qu'elle aime tant. Merci à Laurence d'avoir accepter de répondre à mes 3 questions...

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1. Vous êtes passionnée d'Histoire. Comment expliquer cette passion?

 Ma passion de l'histoire est née de deux belles rencontres que j'ai faites dans ma vie.

J'avais 5 ans lorsque j'ai rencontré une dame (...) qui avait été internée dans un camp de la mort. Je lui ai alors demandé de me raconter son histoire et celle de son mari. (...) Et son histoire m'a énormément marquée (...).

La deuxième rencontre qui a joué un rôle important est celle que j'ai eue avec mon institutrice, Madame Laborie. Cette dernière nous a fait visité tous les monuments d'Arles. Je n'avais que 9 ans mais je m'interrogais déjà sur la vie des gens qui vivaient là avant nous dans un autre siècle, dans une autre époque.

"Comment vivaient-ils?" "A quoi ils pensaient?" . Autant de questions qui m'ont amenées à poursuivre des études d'histoire. Mon institutrice m'a (...) communiqué son enthousiasme et sa passion pour l'Arles Antique!

Mais je crois que c'est avant tout mon grand-père maternel qui est, en partie "responsable" de ma passion pour l'Histoire. Il me parlait souvent de son expérience aux Etats-Unis durant la Seconde guerre mondiale, la façon dont il avait fuit le STO (service du travail obligatoir) et son départ de Tunis pour s'engager dans les forces françaises libres (FFL) alors qu'il n'avait que 17 ans!

Sur le sujet de mon mémoire de maîtrise, j'ai longtemps hésité. Au départ je voulais étudier (...) sur l'Ordre des Templiers à Arles (...). Mais très vite, j'ai choisi de faire mon mémoire sur Esprit PIOCH, mon grand-père paternel, qui a été Maire des Saintes Maries de la Mer. Ce fut pour moi l'occasion d'aller à la rencontre de mon passé et de faire connaissance avec un homme dont on me parlait mais toujours avec des "on dit que..". Mon esprit d'historien s'est révéle. Je voulais des vérités et grâce à mes recherches, j'ai fait des découvertes sur moi-même (...). Les liens familiaux sont continus dans le temps, sans limites, c'est génétique!

 

2. Pouvez-vous nous parler d'Esprit PIOCH, votre grand père et maire communiste des Saintes-Maries de la Mer?

Mon grand-père Esprit PIOCH était un homme qui aimait sa terre, son pays "Les saintes Maries de la Mer" et la camargue. Il a toujours oeuvré dans ce sens et n'a tiré aucun profit de tout ce qui a pu être réalisé sous son mandat de Maire!

Ce que l'on peut retenir de lui, c'est que c'était un avant-gardiste qui a su mettre à l'honneur les Saintes Maries de la Mer en donnant au village une autre physionomie avec la création notemment de la mairie actuelle des Saintes en 1933 et son grand projet le casino qui l'a d'ailleurs fait chuté (...).

Son autre ouvre majeure dont on parle peu, c'est la création de la réserve de Camargue en 1927 car c'était un visionnaire et en sa qualité de Conseillier Général, il a pu faire passer les idées de son grand ami le Marquis de Baroncelli avec qui il partageait les mêmes opinions sur les us et coutumes de la Camargue et la protection de ce territoire.

Enfin, Esprit Pioch a permis aux gitans de pouvoir s'installer à l'intérieur des Saintes et d'honorer ainsi leur Sainte "Sara" et renouer ainsi avec les anciennes coutumes.

Je n'ai pas connu mon grand-père mais à travers différents témoignages, je sais que c'était un homme éloquent qui se battait pour ses idées et ses convictions profondes de saintois!

 

3. Enfin, la dernière question que je pose à tous mes invités. Quels sont à vos yeux les points forts et les points faibles de la ville d'Arles?

Arles a une position géographique qui lui permet d'être au centre d'une région riche de cultures et de traditions. Sa force lui vient de son histoire et sa richesse de son patrimoine que nos ancêtres ont bien voulu nous laisser. Le tourisme est un point important de son économie mais il ne faut pas négliger son port fluvial qui réalise un excellent tonnage (...).

Concernant les points faibles, je dirai qu'il faut améliorer le quotidien des handicapés et notamment des aveugles. Et je dirai aussi qu'il faudra rendre plus accueillant les lieux pour les personnes en détresse. La fracture sociale est en effet toujours d'actualité...


 


 

 

Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : 3 questions à......
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Samedi 25 juin 2011 6 25 /06 /Juin /2011 13:44

Depuis plusieurs mois, les jeunes occupent une place de plus en importante au regard de l'actualité nationale et internationale: Révolutions en Tunisie et en Egypte, manifestations en Grèce, en Espagne (avec les "Indignados") mais aussi en France où la jeunesse s'interroge sur son avenir.

Pour ce 45ème portrait, c'est Johanna FIENGO (née le 09 janvier 1992) qui répond aujourd'hui à mes 3 questions. Passionnée par la photographie et la lecture, Johanna habite le quartier de Barriol et suit actuellement des études pour devenir aide soignante. Mais comme de nombreux jeunes de sa génération, l'avenir reste incertain. Et à moins d'un an des élections présidentielles et législatives, j'ai jugé important qu'une place importante soit donnée sur ce blog et dans cette rubrique, à la jeunesse arlésienne. Bonne lecture et un grand merci à Johanna!...

 

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(Photo: C.C.)
1. Peux-tu te présenter en quelques mots? 
J'ai arrêté mes études avant le bac et je n’ai donc aucun diplôme actuellement. Je suis en attente de formation pour passer mon BEP "carrière sanitaire et sociale" que je réaliserai au Pôle Formation du Pays d’Arles si possible. Mon objectif est de passer le concours d’aide soignante, car c’est là qu’est ma vocation.
Je vis à Barriol depuis bientôt 12 ans, où j’ai des voisins sans histoires. Et ma rue est une des plus tranquilles du quartier.
Je suis membre de l’association "Occurrences", qui opère dans deux domaines d’activités: - l'ingénierie et le développement de projets
- et la formation.
Cette association organise chaque année la "foulée barriolaise" qui a un énorme succès dans notre ville. Mais elle oeuvre aussi pour les jeunes qui ont quitté le système scolaire. De plus, l'association "Occurences" vient depuis peu d’avoir l’agrément d'auto-école sociale.
 
2. Des jeunes tunisiens et égyptiens qui font basculer un régime, une jeunesse grecque en colère, des jeunes "indignados" espagnols mobilisés. Est-ce que tu comprends cette colère croissante des jeunes dans le monde?
Je comprend tout à fait le désarroi des jeunes de mon âge qui ont besoin d’argent mais qui ne trouvent pas de travail. Je pense principalement aux étudiants qui ont beaucoup de frais pour les études, mais qui n’ont pas de boulot pour couvrir leurs dépenses...
La vie devient de plus en plus dure, et le travail est nécessaire au bonheur quotidien.
De plus, c'est aussi très compliqué de trouver du travail lorsque l’on a aucune qualification particulière et que l’on est sans expérience. La plupart des patrons veulent en effet une expérience professionnelle mais cela est très dur si l’on ne nous donne pas notre chance!
Je pense donc qu’il est très important d’aller voter, et de s’investir pour notre pays, car c’est notre avenir et celui de la France qui en dépend... C’est à nous de faire en sorte que la personne qui nous représentera après ses élections (...) sache écouter la France et la guider vers un bel avenir...

3. Enfin pour terminer, la question habituelle qui est posée à mes invités. Quels sont, à tes yeux, les atouts et la faiblesses de notre commune?
Arles est une très belle ville. Bien sûr, nos arènes, le théâtre antique ou encore les cryptoportiques sont des atouts majeurs pour notre ville. Nos deux belles férias apportent également de l’animation et de la joie dans nos rue. Nous avons également la chance d'avoir les Rencontres de la Photographies, le Festival des suds, qui apportent du tourisme l’été. Ou encore drôle de Noël, l’hiver.
Mais je pense que ce qu’il manque à notre ville, c’est le manque d’animation pour les jeunes (...)
Arles est une ville très touristique, mais qui reste pour moi peu attrayante (...)...



Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : 3 questions à......
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Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 18:08

Il arrive souvent que le torero naisse au coeur d'une famille taurine. C'est ce qui se passe aujourd'hui avec Juan LEAL. Né le 27 décembre 1991, il est le dernier de la famille à suivre son cousin Marco sur le sable des arènes.

C'est tout naturellement qu'il rejoint l'école taurine d'Arles. Son 1er taureau c'est à Gimeaux le 21 janvier 2007. Sa 1ère novillada sans picador ce fut à Arles le 21 mars 2008. Et enfin sa 1ère novillada piquée, ce fut le 21 mars 2010 à Sauvadet (Sud-Ouest). Des dates qui marquent dans une vie. Des dates gravées dans le marbre et qui comptent pour l'avenir de Juan.

C'est donc avec beaucoup de gentillesse qu'il répond en pleine féria de Nîmes à mes "3 questions". Il parle de sa passion, de ses envies et d'Arles. Merci Juan! C'est le 44ème portrait depuis la création de mon blog...

 

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1. Comment expliques tu ta passion pour la corrida?

Je suis passionné par la corrida depuis ma jeunesse. Je suis tombé dans " la marmite" comme on dit!

Et puis toute ma famille est passionnée par la tauromachie: Paquito, Frédéric et Marco mon cousin le matador de toros.

Il y aussi Chico et Alain qui sont banderillos et enfin mon grand-père qui est mon mon "mozo d'espadas"! (NDLR: ce dernier assiste le matador depuis le callejon, d'où il lui passe notamment le matériel nécessaire. Plus d'infos sur: info sur wikipedia)

Je suis donc rentré assez vite à l'école taurine d'Arles avant d'intégrer la fondation du maestro "El Juli" a Madrid. 

Je vis aujourd'hui à SEVILLE.
 
2. Quelles sont tes envies ?
Il est évident que j'ai envie de percer dans ce milieu.

La tauromachie est un milieu difficile mais je ferai tout pour devenir une "figura!" (personne qui maitrise l'art tauromachique).

C'est d'ailleurs pour cela que je suis parti en Espagne.

En France, on peut devenir "matador" mais c'est très difficile de devenir une "figura".

A Séville, je vis dans une "finca" , et tous les jours, je suis au "campo" entouré de toros!
 
3. Arles ne te manque pas?
 J'aime et j'aimerai toujours ma ville.

Et même si je vis aujourd'hui en Espagne pour vivre ma passion à fond, je suis et resterai un Arlésien de coeur. C'est ma ville!

Je retrouve d'ailleurs le pays d'Arles très prochainement car je serai le 26 juin aux arènes de Tarascon.

Avant peut-être de retrouver les arènes d'Arles pour une prochaine féria!

 

 

Venez nombreux aux arènes de Tarascon le 26 juin 2011 à 17h

6 novillos de Pages-Mailhan avec notamment Juan LEAL

Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : 3 questions à......
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Dimanche 29 mai 2011 7 29 /05 /Mai /2011 15:30

Pour ce 43ème portrait, je vous invite à découvrir Fabrice MARIOTTE. Né le 04 février 1969 à Arles, ce dernier est la tête des "Cafés de la Major". L'aventure des cafés de la Major dure depuis 1935 année de création de l'entreprise arlésienne. La famille MARIOTTE est la 4ème famille à reprendre l'activité en 2001. Fabrice et son épouse sont alors décidés à faire connaître le café au plus grand nombre.

Aujourd'hui 10 ans après avoir repris la torréfaction, les "Cafés de la Major" sont devenus un lieu incontournable de notre commune. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore le lieu, je vous invite à vite aller le visiter et sentir l'odeur du bon café qui s'y dégage. Mais avant cela, prenez le temps, à travers ce portrait, de découvrir son jeune et dynamique propriétaire, Fabrice MARIOTTE...

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1. Quel est votre parcours et quelles sont les circonstances qui vous ont amené à diriger les "Cafés de la Major"?

J'ai passé toute mon enfance dans le quartier des Alyscamps. C'est d'ailleurs dans ce quartier que je suis allé à l'école primaire avant de rejoindre le collège Ampère.

Après la 3ème, j'ai décidé de plonger directement dans la vie active. Mon 1er job d'été (dans la grande distribution) s'est révélé pour moi une évidence. J'ai eu ensuite la chance de continuer dans ce secteur où j'ai pu évoluer.

Mais il y a parfois des rencontres qui changent une vie.

Lorsque j'étais en poste à la société "Charles MARTIN", je croisais régulièrement l'ancien propriétaire des Cafés de la Major (qui s'appelait à l'époque "La Torréfaction de la Major") chez des clients communs.

En 2001, lors d'une discussion, il me laisse entendre qu'il est fatigué et a des problèmes de santé, et qu'il se pose sérieusement la question de baisser le rideau.

Après un week-end de réflexion, j'ai décidé de franchir le pas et ce fut pour moi le grand saut!

 

2. Depuis plusieurs années, vous êtes également investi au sein de la Chambre de commerce et d'industrie (C.C.I.) territoriale du pays d'Arles. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre action au sein de cette instance?

Depuis janvier 2011, je siège en effet un membre élu à la C.C.I. territoriale du Pays d'Arles.

Je suis notamment membre de:

- la commission "technique consultative des marchés".

Son rôle est d'examiner préalablement à leur signature les projets de marché à passer par la C.C.I.

- la "commission Aménagement du territoire"

Son rôle a pour objectif de lancer une réflexion sur les orientations stratégiques de la CCI en matière d'aménagement

- la commission "Orientations stratégiques commerces"

- et enfin la commission "Communication".

Comme vous pouvez le voir, je n'ai pas le temps de m'ennuyer!

 

3. Enfin, la dernière question que je pose à tous mes invités. Quels sont à vos yeux les atouts et les faiblesses de notre commune?

Je suis fier d'habiter Arles qui possède de nombreux atouts, comme son patrimoine exceptionnel, sa culture, le Rhône.

Concernant les faiblesses de notre commune, je note l'absence cruelle de moyennes et de grandes entreprises mais aussi le manque de communication.

Pour te donner des exemples concrets, lorsqu'on se déplace dans d'autres régions de France, il arrive souvent que les personnes rencontrées aient du mal à situer notre ville.

En résumé, comme de nombreux arlésiens, je suis frustré de constater que notre belle ville d'Arles qui a un formidable potentiel, n'évolue pas rapidement...


  photo boutique avec lucas pompei

  Photos: F.M


Renseignements:

La boutique

"Les cafés de la Major"

7 bis, rue Réattu

13200 Arles

04.90.96.14.15.

 

L'atelier (et le futur siège social)

Zone artisanle du Salat

15, rue Copernic

13310 Saint-Martin de Crau

 

Mail: www.cafesdelamajor.com

email : Cafés de la major

 


 

 

Par Nicolas KOUKAS - Publié dans : 3 questions à......
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  Le blog de

  Nicolas KOUKAS 

nk

 

NICOLAS AOUT 2011 - Copie

Nicolas KOUKAS est né le 14 mai 1975 à Arles

Adjoint au Maire d'Arles

Conseiller communautaire A.C.C.M.

Président du Groupe "Vive ARLES!"

Membre du Front de Gauche


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