Vous trouverez ci-dessous l'article paru ce jeudi 25 février dans le MIDI LIBRE sur le Pont de Fourques. Pour votre information, nous fêterons le 01 avril prochain, le 180 ème anniversaire de la mise en service du
pont suspendu qui relie Fourques à Trinquetaille (1/3).
"De tous temps, les hommes,
curieux par nature, ont aimé découvrir, voyager, se déplacer pour vendre, faire du troc et échanger les produits de leur terroir.
Mais comment les Fourquésiens se déplaçaient-ils sur la rive arlésienne et quels étaient les moyens dont ils disposaient avant la construction de ce pont ?
Les Fourcatens pour ce qui les concerne, avaient les yeux tournés vers Arelate (Arles) et la Camargue, mais le Petit Rhône demeurait un obstacle non négligeable qui les
obligeait, lorsqu'ils étaient chargés, à faire le détour par Beaucaire et Tarascon pour rejoindre Arles. Au tout début de la civilisation, une barque avec une perche (les rames n'existaient pas
encore) leur permettait la traversée au niveau de la Fabrique, avec un accostage à Trinquetaille.
Quelques années plus tard, les rames feront leur apparition. Vers 125 avant J.-C., la terre d'Argence devient romaine. Le peuple des Volces arecomique qui l'habite est d'une civilisation très
avancée. La puissance romaine, l'organisation remarquable de son armée facilitent la mise en place de grands chantiers, essentiellement des voies et bâtiments. Les légionnaires Romains, au terme
de leur service, perçoivent un pécule, le droit de se marier et très souvent un bout de terrain en Terre d'Argence. Ces nouveaux colons s'installent dans des Villas, nom à l'origine de
nos Mas. A Fourques, nous connaissons la Villa du Château, le Villa Salgarius (Saujean) la Villa Furchis et la Villa de la Cime (Villevieille).
Nous ne savons pas qui, le premier, eût l'idée de construire un pont, c'est-à-dire de surmonter les obstacles naturels. Les ponts ne sont pas aussi anciens que les routes et les sentiers. Tout
d'abord, les hommes évitaient soigneusement les fleuves et les précipices, au prix quelquefois de longs détours. Ensuite, apparurent les passerelles faites de troncs d'arbres, de tas de pierres
disposés en file, là ou le cours d'eau était le moins fort et le moins profond et, enfin, le pont suspendu".


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